| Site jcgautron.fr | Site PISSARRO | Page Précédente | Page Suivante | |||||||
|
||||||||||
|
1882 - La petite bonne de campagne Pissarro voulait présenter ses modèles en harmonie avec leur décor La jeune bonne est un élément de la composition parmi d'autres : le demi-cercle de la table menant à l'enfant, la porte, le mur et les deux chaises ont une part importante de la composition Les formes circulaires de la théière, de la soucoupe sont reprises dans la courbe de la table et les dossiers des chaises Les fortes verticales de la porte sont renforcées par les pieds des chaises et les cadres au mur La diagonale du tapis au sol est renforcée par la diagonale du balai On dirait une véritable nature morte Influence de Degas qui lui aussi plaçait ses figures à l'extrême bord de la toile L'enfant est Ludovic, quatre ans, qui plus tard réalisera le catalogue raisonné des oeuvres de son père avec l'aide de Venturi Mais si chaque élément est disposé savamment l'artiste réussit à exclure l'artifice et à donner l'impression de spontanéité comme un instantané de photographie A la fin de 1882 Pissarro quitte l'humide Pontoise et s'installe à Osny où Gauguin vient lui rendre visite et travailler avec lui Les bonnes furent un problème pour le couple Pissarro et leur nombreux enfants. Lors de ses voyages à Paris pour trouver des amateurs pour ses tableaux il rencontrait quelque bonne avant de l'envoyer à la campagne où sa femme, exigeante et autoritaire se déclarait déçue de la "perle" qu'il croyait avoir trouvée Il fallait prendre soin des enfants, travailler dans le jardin, nettoyer la maison et parfois poser pour le maître ! |
||||||||||