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1880 - Paysage à Chaponval Pissarro plaçait souvent son chevalet dans les champs ou dans les prés dont les jaunes et les verts semblaient rehausser les toits d'ardoise ou de tuiles des petites maisons Le ciel bleu aux petits nuages flottant au-dessus des collines contribue à donner à ce merveilleux pays son aspect de fertile abondance Cette vue de Chaponval révèle une tendance à la simplification et une conception synthétique de la nature (trace de la collaboration avec Cézanne) Autour de 1880 Pissarro, Monet et Renoir montraient une prédilection pour les tonalités bleues Un critique leur reprochait de voir "du bleu perruquier dans toute la nature" Gauguin avait fait la connaissance de Pissarro vers 1877 et avait commencé à peindre à ses côtés à Pontoise et en 1879 Pissarro l'invita à se joindre au groupe impressionniste En avril 1879 Pissarro présenta 38 oeuvres à la septième exposition impressionniste; il fut le seul à être présent à toutes les expositions Jusqu'alors ses compositions étaient soigneusement structurées en distinguant le premier plan, le plan du milieu et l'arrière plan Dans ce tableau il privilégie les bandes horizontales Plutôt que de donner une illusion de réalité et de profondeur le tableau est presque abstrait dans sa composition Comme dans une tapisserie médiévale les bandes se superposent les unes sur les autres : le champ, les maisons, les collines et le ciel Plutôt que d'être absorbée par le paysage la gardeuse de vache s'impose au centre et à notre attention Du bleu pour le ciel, le vêtement et les toits des maisons : on lui reprocha cette abondance de bleu |
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