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1873 -Gelée blanche Paysage exclusivement rustique, on ne voit ni promeneur en vacances, ni train, ni usine Aucune construction ne le situe dans l'espace La scène se passe en automne ou au début de l'hiver Au-dessus du paysan on aperçoit une des meules de paille de ces grandes terres à blé Les champs ont été labourés et le chaume en décomposition forme un engrais utile pour les prochaines semailles Un pauvre paysan marche péniblement dans le chemin, un fagot de bois sur le dos Le personnage ploie peu sous son fardeau et s'intègre dans le paysage Le titre "Gelée blanche" indique qu'il s'agit du début du jour puisque la gelée blanche disparaît peu après l'apparition du soleil Cet homme va dans les champs sur lesquels se projette l'ombre d'une rangée de peupliers situés juste derrière le peintre en dehors de notre champ de vision On a reproché à Pissarro d'avoir introduit les ombres de motifs situés à l'extérieur du tableau Une lumière dorée réchauffe le paysage d'où émane un optimisme qui contredit le thème hivernal : la gelée blanche va disparaître et le printemps est proche Pissarro proposa de créer une société permettant aux artistes refusés au Salon d'exposer leurs oeuvres librement sans l'aide des marchands La première exposition des trente artistes qui devinrent les impressionnistes se tint chez Nadar le 15 avril 1874 Pissarro exposait cinq tableaux dont "Gelée blanche" : le journaliste écrivit " devant cet étonnant paysage le brave homme pensa que les verres de ses lunettes étaient sales ... Mais ...cela n'a ni queue ni tête, ni haut ni bas, ni devant ni derrière " |
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