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1872 - Entrée du village de Voisins Les peintres de plein air de la nouvelle école choisissaient des sujets dans lesquels l’importance des ombres était aussi réduite que possible Pissarro préférait la douce lumière des jours de printemps et d’automne aux scènes d’aube ou de crépuscule Le ciel occupe les deux tiers de la composition Des deux côtés quelques arbres se dressent haut dans le ciel La disposition symétrique des arbres est rompue par un groupe de maisons claires sur la gauche tandis qu’à droite n’apparaissent que des toits derrière un mur bas Présence du soleil déclinant rendue sensible par l’ombre allongée des arbres La line oblique de ces ombres brise tout effet de trop parfaite symétrie Lumière également distribuée; les couleurs sont douces Aucune forme ne domine aux dépens d’une autre "C'est seulement à l'étranger que l'on ressent combien la France est belle, grande et accueillante" Pissarro arriva de Londres à Louveciennes en juin 1871 et y resta jusqu'en avril 1872 quand il retourna à Pontoise où il devait rester dix ans Journée de début de printemps, calme et ensoleillée Il n'y a pas encore de feuilles; le soleil est encore bas créant de longues ombres minces sur le chemin La route bordée de murs et de maisons domine la composition Nous regardons la route d'en haut : Pissarro a abaissé la ligne d'horizon et exagéré la hauteur des arbres au fond |
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