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1872 - Neige à Louveciennes L’analyse de l’ombre était un problème pour Pissarro et ses amis Ils étaient attirés par les paysages de neige qui leur permettaient d’observer des surfaces privées de lumière directe Une ombre sur la neige ne pouvait avoir un caractère bitumeux comme l’affirmait la tradition académique Dans les zones d’ombre, au lieu du blanc originel, apparaissent des couleurs imposées par l’atmosphère comme par l’objet qui cachait le soleil Les régions exposées à la lumière influençaient la coloration de celles restées dans l’ombre Renoir dira « Aucune ombre n’est noire, elle a toujours une couleur. La nature ne connaît que la couleur. Le blanc et le noir ne sont pas des couleurs » Ainsi les ombres pouvaient jouer un rôle d’unité dans une composition plutôt que la diviser brutalement en zones sombres et claires Les tons bleutés dominent tout le paysage Un soleil d’hiver vers la droite est suggéré par des ombres diagonales Les sombres accents des troncs d’arbres et des branches nues constituent un tissu d’arabesques contre la tonalité bleue prépondérante Tous les troncs d’arbres sont dans l’ombre mais ils ne sont pas noirs, leur teinte brunâtre bénéficiant de la réflexion de la neige |
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