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1864 - Les bords de la Marne à Chennevières Pissarro est attiré par les bords des fleuves Il aime inscrire dans l’espace de la toile le tracé conjoint de l’eau et du chemin de halage Simplification du dessin et vision ample de l’espace Affinités avec les paysages de Courbet Il regarde la nature dans son aspect le plus simple, voire le plus rébarbatif On échappe aux détails susceptibles de rendre la nature plus flatteuse Le dépouillement hivernal permet permet à l’artiste de jouer les grandes diagonales qui calent les masses dans l’espace Zola « Pas le moindre régal pur les yeux. Une peinture austère et grave, un souci extrême de la vérité et de la justesse. Une volonté âpre et forte » Le dépouillement du sujet met en valeur le jeu des lignes directrices Pissarro est comme un photographe qui cherche le meilleur angle La journée est maussade, humide, portée à la mélancolie et Pissarro ne fait rien pour séduire le public |
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