Ce tableau a été commandé par Atalante Baglioni pour honorer la mémoire de son fils assassiné en 1500
Atalante s'était sans doute identifiée à la Vierge défaillant de douleur dont le fils est porté au tombeau par trois hommes robustes
L'effort pour porter la dépouille fait passer l'action au premier plan
Marie Madeleine accompagne le défunt et tient sa main inerte
Son visage exprime une douleur poignante et une plainte semble émaner de sa bouche ouverte
Les évènements sont traités de manière dramatique : on voit ainsi la robe du porteur de droite s'envoler de côté comme les cheveux de Marie Madeleine
A droite le groupe formé autour de la Vierge reste à l'écart de la scène principale
Comme si elle était morte son corps lourd s'affaisse et doit être soutenu par plusieurs femmes
Une représentation de la douleur convaincante remplace la grâce habituelle
Raphaël a conçu deux groupes autonomes sans qu'il y ait pour autant abscence de relation entre eux
Effet de contraste entre un groupe actif et un groupe passif ; le lien étant les personnages de la Vierge évanouie et du Christ défunt puisque comme dans un effet de miroir ils sont portés
Le regard de la femme derrière la Vierge, dirigé vers le Christ, crée un lien entre les deux groupes
La femme potelée qui se retourne vers la Vierge et la soutient de son bras est une reprise du personnage de Marie du tondo "Doni" de Michel Ange
LA DEPOSITION
4/18



4/18