LA  FORNARINA

Une femme demie-nue légèrement tournée vers la gauche est assise dans la même attitutde que l'antique "venus pudica"

Elle masque pudiquement sa poitrine d'une main

Mais ce geste vise plus à attirer l'attention du spectateur sur les charmes de la belle qu'à les dissimuler

L'index de sa main droite indique discrètement mais nettement le ruban qui entoure son bras et porte l'inscription "Raphaël Urbinas"

Le tableau est peint au moyen de fin glacis appliqués sur du bois

Après avoir douté de l'authenticité du tableau les critiques ont été convaincus par la transparence du voile, les reflets discrets de la lumière, les ombres raffinées sur la peau délicate et le turban magistralement interprété

Elle est indentifiée comme la maîtresse de Raphaël, la Fornarina ou Margherita, fille d'un boulanger dont il était passionnément épris

Elle a sur la tête un turban de soie enroulé à la romaine et fixé par un cercle doré auquel est épinglé un bijou semblable à celui de la Donna Velata

Le regard fuit celui de l'observateur mais ce n'est pas de la timidité. Dessinant sur ses lèvres un sourire infime elle affiche sa conscience de son propre charme et de sa beauté parfaite

Les yeux immenses sont exaltés par la courbure parfaite des sourcils noirs

Les seins sont légèrement plus clairs que le visage hâlé par la lumière de Rome

Le contraste du clair-obscur dans le visage définit avec clarté chaque trait en détail, sans devenir jamais calligraphique

L'ensemble de la vision se condense sur ces seins que  la femme semble offrir plus que cacher avec cette grâce que Raphaël a recherché toute sa vie

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